10 avril 2026
Le premier jour de grève chez Air Tahiti a frappé fort.
Ce vendredi 10 avril 2026, ce sont pas moins de 3 500 passagers qui ont vu leurs projets s'envoler, avec seulement 10 vols maintenus sur les 32 initialement prévus. À l'aéroport de Tahiti-Faa’a, l'ambiance est électrique : entre les compétiteurs de taekwondo bloqués avant leur pesée à Raiatea et des touristes américains ou métropolitains désemparés après 24 heures de voyage, la saturation est totale. Beaucoup tentent de se rabattre vers Air Moana ou les navettes maritimes, mais les places sont chères.
Sur le front social, environ 70 pilotes sur la centaine que compte la compagnie ont cessé le travail. Le syndicat SPNTPF parle d'un véritable « point de rupture ». S'ils ont volontairement écarté les revendications salariales, les pilotes crient leur épuisement face à une planification instable : « On ne peut plus organiser nos vies, les plannings changent jusqu’à 18 heures la veille », dénonce William To’ofa, commandant de bord. Le chiffre des 7 000 jours de congés non pris cristallise toutes les tensions, signe d'un sous-effectif chronique que la direction peine à combler.
De son côté, Air Tahiti tente de colmater les brèches en affrétant des vols charters comme avec Air Rarotonga ou en redirigeant les clients vers la concurrence sans frais de remboursement. Mais le système de déclaration des grévistes (seulement une heure avant le vol) rend toute anticipation impossible pour les voyageurs. Alors qu'une nouvelle rencontre est prévue ce samedi matin entre la direction et le syndicat, l'inquiétude grandit pour les 7 000 passagers attendus sur le reste du week-end.

On croise les doigts pour une sortie de crise rapide sur 23.6 Radio !