La situation devient critique pour les raies mantas des îles de la Société.
En l'espace de seulement deux semaines, au mois d'avril, quatre individus nommés Manoa, Hina, Faanui Iti et Vaiahu ont été identifiés avec des blessures liées aux activités humaines. Si Manoa et Hina ont pu être secourues grâce à l'intervention de professionnels, le sort de Faanui Iti et Vaiahu demeure préoccupant, ces dernières traînant encore des hameçons ou des fils de pêche risquant de provoquer des constrictions mortelles.
Pour Alice Carpentier, biologiste au sein de l'Observatoire des requins et raies de Polynésie (ORP), le constat est alarmant : 35 % des individus suivis portent des traces de blessures anthropiques. Cette pression humaine, couplée à une reproduction très lente de l'espèce, fait peser une menace réelle sur la survie des populations. L'ORP rappelle l'urgence de sécuriser le matériel de pêche pour éviter ces drames.
En cas d'observation d'un animal en difficulté, il est impératif de contacter les réseaux spécialisés, tels que Mantas de Polynésie (87 37 73 84) ou le Réseau des Gardiens de l'Océan (89 57 14 30), tout en adoptant une approche prudente pour ne pas stresser l'animal. Le public est également invité à partager ses clichés et vidéos pour aider au suivi scientifique de ces géantes des mers.